2013

Mars/Avril 2013- Pâques

Chaque année, si la météo le permet, nous nous rendons dans le nord du Cher pour passer les fêtes de Pâques avec les parents d’Olivier. Pourquoi en hélicoptère? Hé bien, tout simplement, pour un rapide calcul… En voiture, rien qu’à l’aller, il nous faut 4h30, en hélicoptère, 1h20. Vous avez compris?

Cette année, comme bien souvent à cette époque, la météo est couci-couça. Le temps est est à l’humidité, et l’hiver n’a pas toujours dit son dernier mot. Nous décidons de décoller malgré les nombreux nuages. Si ça ne fait pas, on retourne et puis c’est tout. Normalement, on tire tout droit, mais là le trajet est quelque peu zigzagant… On joue à cache-cache dans les nuages!

A quelques kilomètres de notre destination, une neige fondante se met à tomber, puis  s’arrête, reprend de plus belle. Pour finir, elle commence à se colmater sur la bulle de l’hélico. Ni une ni deux, Olivier avise un petit village au dessous de nous et commence à descendre rapidement. Et nous nous retrouvons dans un petit pré juste en bordure du village, devant une boulangerie! Il commence à neiger fort.

Le rotor finissant de tourner, un monsieur s’avance. Il nous a pris pour la Gendarmerie (effectivement, notre R44 a la particularité d’être bleu « gendarme »)! Il se trouve qu’il n’est autre que le boulanger du village! Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvons installés dans la petite « boulangerie-patisserie-traiteur », qui fait aussi office de salon de thé, à déguster de délicieux macarons maison, aussi gros que des hamburgers, autour d’un café chaud!

Dans le jardin de la boulangerie!
Dans le jardin de la boulangerie!

Le temps se lève petit à petit par la magie caractéristique du front froid: la pression qui remonte brusquement après le passage du front. Nous pouvons repartir. Nous remercions chaleureusement notre aimable hôte et lui prenons, pour agrémenter notre déjeuner de midi, un pâté à la viande, aussi délicieux et énorme que… ses macarons!

« Qui ouvre la main, la fait ouvrir à ses voisins. » (Proverbe allemand)

La prochaine fois, nous viserons peut-être Sancerre, qui sait…

panoramontagne@gmail.com


Mai 2013 – Evasion à l’île d’Elbe pour l’Ascension

Thierry, pilote de Robinson R44 a demandé à Olivier de le dépanner pour un voyage de 3 jours sur l’île d’Elbe. Le pilote sur lequel il comptait s’est désisté, et il est très embêté par rapport à ses engagements. Hum! Trois jours, trois hélicoptères pour l’île d’Elbe! Fantastique! On ne se le fait pas dire deux fois…

Rendez-vous fixé au départ de Lausanne où nous devons embarquer un couple, Brigitte et Jean-Marc. Nous rejoignons donc, en vol, Thierry en R44 et Pascal en R22. Dix personnes réparties sur trois hélicoptères Robinson. Traversée des Alpes vers l’Italie par le col du Grand Saint Bernard. Il fait relativement beau, mais l’air est humide, la chaleur a du mal à s’installer cette année, et de grandes écharpes de nuages se sont accrochées aux flancs des montagnes. C’est un véritable labyrinthe qui se présente à nous. La prudence est de mise.

Le R44 au dessus des Alpes
Notre R44 au dessus des Alpes

Les pilotes sont au top, et la vallée d’Aoste nous apparait dans son écrin de verdure toute fraîche du printemps nouveau.
Après un arrêt à Biella pour les formalités et l’avitaillement, nous prenons la direction de notre avitaillement à nous! Laissant derrière nous l’immense plaine du Pô et ses rizières inondées à perte de vue, nous abordons les douces collines du Piémont. Les trois hélicoptères se posent l’un après l’autre, l’un derrière l’autre, dans l’étroit jardin d’oliviers face à l’auberge.

Dans le jardin de Da Maria
Dans le jardin de Da Maria…

Ristorante da Maria, une petite merveille de cette belle région. Nous succombons facilement aux charmes goûteux de la cuisine typique piémontaise. Les petits plats se succèdent les uns aux autres dans une explosion de saveurs. Les passagers, et uniquement les passagers, ont le privilège supplémentaire de ces petits vins italiens qui accompagnent agnolotti, carne cruda, fritto misto…e tutti quanti! On a vraiment du mal à quitter l’endroit, tant cela commence bien!

Puis, Alexandrie, Gênes, son port, tous ses jolis petits ports de la Mer Ligurienne…

Le joli petit port de Portofino
Le joli petit port de Portofino

Mais… c’est de la neige? Non, nous approchons des carrières de Carrare!

Les carrières de marbre de Carrare
Les fabuleuses carrières de marbre de Carrare

Saisissante vision qui ne nous laisse pas de marbre, en nous remémorant leur longue histoire depuis le 1er siècle avant J-C!

Et descente à Massa Cinquale, petit aéroport sympathique et chaleureux de bord de mer. Nous y avitaillons à nouveau avant de suivre la côte, Livourne, Piombino et, après avoir enfilé nos gilets de sauvetage, nous obliquons droit sur la mer pour rejoindre Elbe, à quelques  10 kilomètres de la côte. En hélicoptère, c’est vite fait, mais la sécurité prime toujours. Les couleurs sont magnifiques malgré le soleil quelque peu voilé, plages blanches, petites criques romantiques…

Plages d'Elbe
Les plages blanches d’Elbe
Les criques d'Elbe
Les criques de l’île d’Elbe

Survol de la baie de Portoferraio et de ses bateaux somptueux,

Portoferraio
Fort Falcone surplombant la baie de Portoferraio

avant de nous poser dans le jardin du petit hôtel de bord de mer qui nous accueille…

L'hôtel de la baie de Portoferraio
Notre hôtel, face à la baie de Portoferraio

Visite de Portoferraio et de son spectaculaire Fort Falcone, en…vélo! L’île porte l’empreinte de Napoléon qui, lors de son exil, a fortement contribué à son développement.

Le surlendemain nous appareillons pour Sienne, grande rivale de Florence, avec ses magnifiques édifices. Nous survolons le dôme de la cathédrale avant de nous poser près de l’hôtel-villa où nous passerons la nuit.

Le dôme de la cathédrale de Sienne
Le dôme de la cathédrale de Sienne

L’endroit est magique, calme, d’énormes pots de terre contenant divers agrumes accentuent le dépaysement de cette belle Toscane. Une visite de la ville s’impose…

Les 3 Robinson sur le parvis du Relais & Wines
Les 3 Robinson sur le parvis du Relais & Wines

Une bonne nuit passée, l’heure est au retour et nous décollons pour retrouver nos jolies collines piémontaises pour le déjeuner. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises… Après le survol de reconnaissance au dessus de la magnifique propriété du Relais & Wines, entourée de vignes à perte d’horizon, Thierry se pose sur le parvis de la « cantina » sur la gauche. Olivier, lui, n’hésite pas…, tout droit devant la porte de la cave! Le rotor n’a pas terminé de tourner que, sous le porche,  le maître des lieux remplit des verres d’un extraordinaire spumante de leur domaine. Nos trois Robinson se retrouvent face au superbe bâtiment qui abrite en ses murs la précieuse vinification du Barbera!

La température, ici, est meilleure qu’à Elbe, peut-être due à l’intérieur du pays. Un déjeuner sur la superbe terrasse nous est offert, constitué de mets savoureux, en accord avec les vins de la propriété.

Mais comme toute bonne chose ne dure pas, la fin de ce séjour magique approche, et nous reprenons en fin d’après-midi le chemin du retour, retrouvant les extraordinaires montagnes des Alpes en passant par le col du Simplon. Les hélicoptères se séparent en vol, et chacun rejoint son hangar. Il est, malheureusement, temps pour tout le monde d’atterrir…

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Juin 2013 – Repos à Bellagio

La météo de ce mois de Mai est terrible, l’hiver n’en finit pas de se terminer. Averses, pluies, nuages bas, fronts froids se succèdent et nous empêchent de goûter le plaisir du printemps. Nous avions déjà pris notre bol de printemps le mois dernier avec le voyage à l’ile d’Elbe, mais il nous en fallait encore un peu.

La presqu'ile
La presqu’ile de Bellagio, en direction du Nord

Aussi, lorsqu’un semblant d’amélioration se présente, nous embarquons avec nos amis, Kathy et Yves pour un joli voyage, destination Bellagio, en Italie.

Bellagio
Le village de Bellagio

La navigation est subtile, à travers ces montagnes, il n’y a pas beaucoup de trafic VFR. A la hauteur de Sion, nous croisons un Extra300 qui vient de passer par le col du Simplon.  Je lui demande la météo au passage du col. Evidemment, ce n’est pas brillant, mais je comprends que ça passe avec la marge de sécurité qui va bien.

Kathy, qui a surpris la conversation à la radio me demande d’un air dégagé: « A quoi ça correspond des rabattants ? ». Elle est un peu inquiète Kathy, mais elle fait confiance, bravo !

Le côté Italien de l’Aiguille de Leschaux – Les Grandes Jorasses à gauche

Le voyage du retour s’annonce moins tortueux qu’à l’aller, quoi que… Le versant français des Alpes nous réserve une surprise peu agréable avec un plafond nuageux très élevé. J’avais, bien entendu, pris la météo avant le départ, mais les subtilités des Alpes échappent parfois aux rapports. A tout prendre, la sécurité impose de se glisser sous la couche nuageuse plutôt que de survoler à très haute altitude un nuage dont l’étendue et la profondeur est inconnue. Nous nous laissons descendre le long de la Mer de Glace, puis le Glacier du Géant, comme à skis. Le passage du rocher des Motets est bien dégagé. Nous nous engageons dans la vallée de Chamonix sous les nuages et gardons la vue du sol pour un retour jusqu’à la base.

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14/15 Septembre 2013 – Saumane-de-Vaucluse

« Ma chérie, pour ton anniversaire ce week-end, je t’emmène! Prends ton maillot de bain! ».

« On y va comment? »

« Ben, en hélico. Tu veux y aller comment? »

Le téléphone tout juste raccroché, je fonce vers mon sac de voyage, le coeur battant…

Jour J, nous voilà partis! Il fait un temps magnifique. Je sais juste une chose, direction: le Sud! Nous survolons les contreforts du Vercors, puis la Drôme (rivière).

Les contre-forts du Vercors
Les contre-forts du Vercors

Nous atteignons la forêt de Saou et y faisons un passage extraordinaire, avec au loin les Trois Becs et le Col de la Chaudière.

Un petit coucou au village provençal de Dieulefit…

Dieulefit en Drôme provençale
Dieulefit en Drôme provençale

…avant d’arriver dans le Vaucluse.

Vinsobres, Gigondas, Vacqueyras, Beaumes-de-Venise, quels noms!

Les Dentelles de Montmirail resplendissent sous le soleil, elles semblent se dresser pour défendre ses prestigieux vignobles.

Les Dentelles de Montmirail et son vignoble
Les Dentelles de Montmirail et son vignoble

Nous approchons… Survol d’approche règlementaire afin d’étudier le terrain avant de se poser à l’hôtel.

C’est toujours extraordinaire d’arriver ainsi à l’hôtel ou au restaurant. Cela suscite l’intérêt et engage vite les discussions! Nous avons toujours été très sympathiquement accueillis.

Le R44 dans la cour de l'hôtel
Le R44 dans la cour de l’hôtel

Le lendemain, après une petite visite pédestre des environs, il est temps de rentrer car quelques gouttes commencent à tomber. Nous refaisons le chemin à l’envers. Les Dentelles ont pris une autre couleur…

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